La mairie de Saint-Denis (en Seine-Saint-Denis) a organisé un référendum sur le droit de vote et l'élligibilité des étrangers peut-on lire dans un petit encart du journal Le Monde du 27 mars.
Le tribunal de Cergy-Pontoise l'avait déclaré illégal.
Ce qui est surprenant, comme toujours en ce moment, c'est la méthode ou plutôt la manipulation grossière. Notez que je n'ai nullement entendu ou lu la moindre protestation.
Le principe de cette manipulation s'applique souvent dans les "AG". Il va falloir voter des résolutions. La grande question "comment voter ?" se pose et on décide de voter à main levée pour savoir s'il faut voter par bulletin secret ou à main levée.
Rien ne vous choque ?
Et pourquoi ne pas voter à bulletin secret pour résoudre cette question ? Tiens, oui, c'est vrai et personne ne se pose jamais cette question dans les "AG".
Donc, la mairie de Saint-Denis fait voter les étrangers dans un référendum pour décider si les étrangers peuvent voter aux éléctions locales.
Devinez quoi ... les étrangers ont voté oui ! Dingue, non ?
Officiellement, enfin d'après le journal le Monde, mais c'est devenu synonyme, le oui l'a emporté avec 64,11% des voix (7027). Donc la liste comporte presque 11000 personnes. On peut lire quelques lignes plus loin que 60 à 70% des étrangers inscrit sur une liste additive (de 2500 personnes) auraient voté.
(Cela fait en gros, 20% d'étranger si la gauche ne s'est pas trompé dans ses chiffres. Un quart de la population d'aprés Libération.)
"les principaux responssables des partis de gauche" sont venus à Saint-Denis pour soutenir cette opération qu'un tribunal a déclaré illégal, mais bon, tout le monde s'en moque pas mal. Un tel détail ne semble pas arrêter ces politiciens là.
Ensuite, je suis étonné qu'une liste d'étrangers ait pu être constituée, par des élus de gauche, en toute légalité. J'espère que cette liste est déclarée à la CNIL quand même.
Enfin, je ne peut m'empêcher de penser qu'une telle opération à un coût, et oui, toujours des préoccupations bassement concrètes, et que ce coût est supporté par les impôts locaux.
La manipulation prend alors toute son ampleur.
Le maire communiste de Saint-Denis le prends "avant tout comme un acte citoyen". Il m'apparait subitement que je ne partage pas la définition du mot "citoyen" avec le Monsieur le maire.
Libé, lui, explique que le "référendum" a une portée symbolique. Un symbolique sonnante et trébuchante pour les citoyens de la ville tout de même.
"C'est la meilleur campagne d'inscription [NDLR sur les listes électorales] jamais réalisée" assure un responssable municipal.
Voila ! Tout s'explique maintenant, l'objectif est limpide : faire financer par les citoyens une campagne de pub pour l'inscription d'électeurs, plutôt tendance gauche, pour les prochaines élections.
Suivant le même principe, j'attends du prochain gouvernement de gauche qu'un référendum s'adresse aux contribuables pour fixer le montant des impôts.