vendredi 11 mai 2007

Paradoxe temporel syndical

A force de voir des films de science fiction a base de transfert temporel, les syndicats envisagent des greves preventives.
Le president n'est pas encore en fonction, le gouvernement pas forme, la loi pas encore etudiee, ni meme formulee ni bien sur promulgee, mais deja on envisage une greve. C'est au cas ou la proposition du candidat Sarkozy sur le service minimum serait envisagee par son gouvernement non encore connu et comporterait d'eventuelles velleites de remise en question du droit de greve.

Les etudiants, eux, certainement plus habitues a la science fiction, sont deja en grave a Tolbiac. Pour la regularisation des sans papiers et contre la reforme de l'universite.

Quoi, c'est tout ? Meme pas une petite plainte contre une eventuelle baisse du pouvoir d'achat qui pourait peut etre avoir lieu dans les 3 prochaines mois ? Personne ne bronche contre une possible degradation des conditions de travail dans un futur plus ou moins lointaint ? Je suis decu, quel manque de perspectives politiques ...
Manifestement, le paradoxe temporel n'est pas encore exploite a fond par les syndicats.

Meme l'UNEF, si prompt a se mobiliser, appel au calme. Notez bien que c'est un appel au calme, il n'est pas mentionne dans le communique officiel de "manifestation", c'est dire l'etat reel des choses.
Les etudiants n'auraient rien contre les resultats du suffrage universel, mais ils veulent lancer "un signal".

Sur les hautes technologies, je ne sais pas, mais alors sur le social, on est drolement en avance en France !

mercredi 9 mai 2007

Le cout des coups

Amis de la Democratie, bonjour et bienvenue chez les fous, en France.
Donc, une election democratique accepte parmis les candidats un parti se recommandant du Trotskisme, j'ai nomme la LCR. Ce simple fait devrait deja, amis de la Democratie, nous emouvoir, mais nous sommes en France.

L'election est remportee par la droite.
Neanmoins, nos amis de gauche, monopolisent les medias, la parite du temps de parole s'arretant avec la proclamations des resultats.
Cela etonnerais plus d'un democrate, mais nous sommes en France.

La soiree electorale televisee debute vers 19h00 et il faut combler une heure avant l'annonce officielle des resultats. On nous promene du siege de la droite au siege de la gauche en passant par les lieux de fetes : la Concorde pour la droite et la Bastille pour la gauche.
Peu apres les reusltats, la place de la Bastille tourne au vinaigre : violences, casses, comportements anti sociaux a defaut d'anti Sarko.
Les commentateurs amoncellent les precisions : la place de la Bastille ne constitue pas un rendez-vous officiel de la gauche, rien n'etais prevus. S'en suit une confirmation officielle du PS. Le debat gauche-gauche se poursuit sur le plateau. Une journaliste questionne un membre du PS sur les casseurs de la Bastille, apelle t-il au calme, oui ou non ?
Reponse de l'interesse : "ils manifestent, ...." suivi d'une reponse n'ayant rien a voir avec la question. Il faudra attendre le mardi suivant pour que M. Hollande demande officiellement par voie de presse un retour au calme.

Cela devrait, amis de la Democratie, nous laisser sans voix, mais nous sommes en France. Personne ne s'insurge. La gauche, pourtant si prompt a s'insurger, ne s'insurge pas.

Ramenons le debat democratique sur un autre point que ce debat gauche-gauche qui anime les medias : le cout des vacances de M. Sarkozy. Les medias se scandalisent du cout important des vacances trop luxueuse de M. Sarkozy. Lundi, mardi et mercredi a bord du yatch d'un ami leur semble inacceptable. La grande question est : qui va regler la note, M. Sarkozy personellement, le parti politique de ce dernier ou la Republique dans le cadre des fonctions presidentielles ? Ce cout semble donc un point important.
Pourtant, personne ne s'insurge du cout des coups de poings des casseurs, car ce coup la c'est sur, le cout dur sera pour nous. C'est bien les impots qui financeront les agissements bestiaux de ces gauchos. Sans meme evoquer les plus de 1000 vehicules incendies en France suite aux elections.

Conclusion : coup du gauche, cout de gauche !

Vous pouvez donc retourner vous coucher, les medias s'occupent gauchement de nous informer et la gauche, ou les medias, c'est pareil, veillent sur la Democratie Francaise, meprisant votre vote.